Un expert-comptable accompagne un professionnel de santé en définissant une organisation adaptée à son métier, à ses recettes, à son régime fiscal, à son conventionnement et à sa structure d’exercice. La mission utile ne se résume pas à saisir des pièces ou déposer une déclaration : elle précise les responsabilités, contrôle les encaissements, documente les traitements de TVA, prépare les échéances fiscales et sociales et produit des indicateurs reliés à des décisions. Le bon périmètre dépend donc des flux réels du cabinet et doit être écrit dans la lettre de mission.
En bref
– Partez du métier, du conventionnement, de la structure et des contrats, pas de l’étiquette générale « santé ».
– Faites nommer les travaux, livrables, échéances, responsabilités et exclusions dans la lettre de mission.
– Distinguez soins, ventes, redevances, formations et autres activités avant de décider du traitement de TVA.
– Vérifiez séparément le régime BNC, la protection sociale et la caisse de retraite compétente.
– Organisez les encaissements et justificatifs sans transmettre au comptable des données de santé inutiles.
– Comparez les offres sur les contrôles et décisions rendus possibles, pas seulement sur un forfait annuel.
Pourquoi l’accompagnement doit-il partir du métier exercé ?

« Professionnel de santé » ne décrit ni un régime fiscal unique ni un circuit de recettes uniforme. Un médecin conventionné, un chirurgien-dentiste, une infirmière libérale, un masseur-kinésithérapeute, un psychologue et un pharmacien n’ont pas les mêmes organismes, contrats, modalités de facturation ou investissements. Leur comptabilité peut partager des principes, mais les contrôles doivent suivre les faits propres au dossier.
Le premier entretien doit donc identifier la profession réglementée, les lieux d’exercice, le conventionnement, les activités, la structure juridique, les associés, les remplaçants ou collaborateurs, les salariés et les outils. Il faut ensuite cartographier chaque famille de recettes : actes, forfaits, rétrocessions, ventes, locations, formations, expertises ou autres prestations. Cette carte détermine les pièces, les comptes et les points à faire confirmer.
La spécialisation utile se mesure à la qualité de cette qualification. Pour une activité qui combine soins et orthèses, consultez par exemple notre accompagnement comptable du pédicure-podologue. Les mêmes questions ne seront pas posées à un cabinet médical de groupe ou à une structure employant plusieurs professionnels.
Trois niveaux à ne pas confondre
Le premier niveau est celui du praticien : ses recettes, dépenses, cotisations et prélèvements. Le deuxième est celui de la structure d’exercice, lorsqu’une société encaisse ou supporte les charges. Le troisième est celui d’une structure de moyens ou d’un regroupement, qui peut répartir des dépenses sans exercer elle-même la profession.
Mélanger ces niveaux fausse les rapprochements. Une dépense payée par une SCM n’est pas automatiquement une charge du praticien sans clé de répartition ni justificatif. Un encaissement reçu sur le compte d’une société ne doit pas être traité comme un honoraire personnel. La mission comptable doit préciser qui facture, qui encaisse, qui engage la dépense et selon quel contrat.
Comment cadrer précisément la lettre de mission ?
Le décret qui encadre l’expertise comptable prévoit un contrat écrit définissant la mission et les droits et obligations des parties. La lettre de mission n’est donc pas une brochure commerciale. Elle doit permettre de savoir ce que le cabinet réalise, ce que le client doit fournir, dans quel délai, avec quels interlocuteurs et selon quelles conditions financières.
Demandez une description séparée de la collecte, de la tenue, de la révision, des déclarations, des situations intermédiaires et des conseils ponctuels. Si le cabinet reçoit un mandat pour effectuer des déclarations fiscales, son étendue doit être précisée. Les travaux juridiques, sociaux ou patrimoniaux qui nécessitent une mission distincte ne doivent pas être présentés comme automatiquement inclus.
| Élément à cadrer | Question à poser | Preuve attendue |
|---|---|---|
| Collecte | Quels documents, sous quel format et à quelle fréquence ? | Procédure et calendrier |
| Encaissements | Comment rapprocher banque, télétransmission, terminal et virements ? | État de rapprochement et anomalies |
| Fiscalité | Quelles déclarations sont préparées ou contrôlées ? | Liste des obligations et responsables |
| Social | Quelles données alimentent les cotisations et la paie éventuelle ? | Échéancier et contrôles |
| Pilotage | Quel indicateur répond à quelle décision ? | Modèle de tableau de bord |
| Travaux ponctuels | Comment sont chiffrés une association, un investissement ou un changement de structure ? | Lettre complémentaire ou devis |
| Sortie | Comment récupérer les données et historiques ? | Modalités de restitution |
Choisir des livrables, pas des formulations vagues
« Conseil illimité » ou « suivi personnalisé » ne permet pas de comparer deux offres. Demandez plutôt la fréquence des revues, le contenu d’une situation, le délai de réponse visé, la personne qui supervise et la règle d’escalade d’une question complexe. Un livrable doit avoir un nom, une date, une source de données et un usage.
Comment cadrer le BNC, le micro-BNC et la déclaration 2035 en 2026 ?
Pour un praticien qui exerce en personne physique et relève de l’impôt sur le revenu, les recettes professionnelles sont en principe imposées dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. En 2026, le régime micro-BNC peut s’appliquer lorsque les recettes de 2025 ou de 2024 n’ont pas dépassé 83 600 euros, sous réserve des règles propres au début d’activité, au franchissement du seuil, à une option et à la structure retenue.
Ce seuil n’est pas un critère suffisant pour choisir. Le micro-BNC calcule le bénéfice imposable à partir des recettes et d’un abattement forfaitaire ; il ne déduit pas les charges réelles une par une. La déclaration contrôlée repose au contraire sur les recettes et dépenses effectivement enregistrées et conduit, pour les personnes ou structures concernées, à la déclaration 2035 et à ses annexes. Une simulation doit comparer les deux régimes avec les données du cabinet, sans promettre une économie automatique.
Notre guide Micro-BNC ou déclaration contrôlée pour un médecin libéral détaille cette méthode sur un cas métier. Pour la production déclarative, la page consacrée à la déclaration 2035 du médecin libéral complète le calendrier et les contrôles. Ces exemples ne doivent pas être transposés à une société soumise à l’impôt sur les sociétés sans nouvelle qualification.
Construire le rapprochement avant la déclaration
La déclaration annuelle est l’aboutissement d’une organisation. Pendant l’année, rapprochez les recettes issues de l’Assurance Maladie, des patients, des plateformes, des établissements et des autres praticiens avec la banque et les documents métier. Isolez les rejets, indus, paiements groupés, rétrocessions, remboursements de frais et encaissements reçus pour le compte d’un tiers.
Pour les dépenses, distinguez les achats consommés, les équipements durables, les loyers, les frais de véhicule, les assurances, les cotisations, les honoraires et les dépenses partagées. Le classement ne prouve pas à lui seul la déductibilité : il faut conserver la pièce, le lien avec l’activité et, lorsque c’est nécessaire, la méthode d’affectation entre usages.
Comment traiter la TVA des soins et des activités complémentaires ?
Le texte applicable est le 1° du 4 de l’article 261 du Code général des impôts, qui exonère les soins ayant une finalité thérapeutique lorsqu’ils sont dispensés par une personne disposant des qualifications prévues. Ces règles seront reprises à l’article L. 213-98 du Code des impositions sur les biens et services à compter du 1er janvier 2027 : l’ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 a reporté le transfert, initialement prévu au 1er septembre 2026. L’exonération n’est pas attachée au seul titre du professionnel : une prestation sans finalité thérapeutique, une vente, une location, une formation, une expertise ou une redevance peut relever d’un autre traitement.
La bonne méthode consiste à qualifier chaque opération : qui la réalise, pour quel bénéficiaire, avec quelle finalité, selon quel contrat et contre quelle rémunération ? Conservez la source et la conclusion. Lorsqu’un cabinet perçoit à la fois des recettes exonérées et taxables, il doit séparer les catégories de facturation et examiner les conséquences sur les achats et le droit à déduction.
Une activité mixte exige une matrice séparant recettes exonérées, recettes taxables et opérations encore incertaines, puis une affectation des achats directs et communs. Une décision TVA sensible doit être confirmée sur les textes et les faits à la date de l’opération.
Le contrat révèle souvent la vraie nature du flux
Une somme qualifiée de « rétrocession » dans un relevé bancaire peut rémunérer un remplacement, une collaboration, une mise à disposition de moyens ou une autre opération. Le libellé ne tranche pas. Relisez le contrat, identifiez qui a dispensé les soins, qui a encaissé, quels moyens ont été fournis et comment le montant est calculé.
Comment anticiper les cotisations et la caisse de retraite ?
Les règles sociales varient selon la profession, le conventionnement, le secteur et la forme d’exercice. L’Urssaf publie des barèmes distincts pour les médecins, chirurgiens-dentistes, auxiliaires médicaux et sages-femmes. Elle précise aussi que la réforme de l’assiette sociale des indépendants s’applique lors de la régularisation des revenus 2025 en 2026.
Pour les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, l’Assurance Maladie décrit le régime PAMC et les conditions qui dépendent notamment du secteur et du choix du professionnel. La comptabilité doit donc conserver les éléments qui permettent de rapprocher le revenu déclaré, les appels, les prises en charge éventuelles et la régularisation. Copier un taux observé chez un autre praticien serait une fausse précision.
La caisse dépend de la profession
La retraite n’est pas gérée par un organisme unique pour tous les soignants. Les médecins relèvent notamment de la CARMF ; les chirurgiens-dentistes et sages-femmes de la CARCDSF ; plusieurs auxiliaires médicaux, dont infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues, relèvent de la CARPIMKO. La profession, la date d’affiliation et la situation doivent être vérifiées auprès de la caisse compétente.
Un tableau de trésorerie utile distingue les acomptes ou appels déjà payés, les montants provisionnés et les régularisations encore incertaines. Pour un médecin, notre guide sur la CARMF dans la trésorerie montre comment séparer une échéance connue d’une estimation.
Quelle structure d’exercice faut-il examiner ?
Un professionnel peut exercer en entreprise individuelle ou, lorsque les textes de sa profession le permettent, au sein d’une société ou d’un groupement. La SCM met en commun des moyens sans avoir pour objet l’exercice de la profession. La SCP permet l’exercice en commun d’une profession libérale dans le cadre prévu. La SEL organise l’exercice sous une forme de société, avec des règles de détention, de gouvernance, de fiscalité et de protection sociale à vérifier.
| Situation | Question principale | Documents à réunir |
|---|---|---|
| Exercice individuel | Qui encaisse et supporte les charges ? | Relevés, contrats, registre des immobilisations |
| Partage de moyens | Comment répartir les dépenses sans mélanger les honoraires ? | Statuts ou convention, budget, clés de répartition |
| Exercice en commun | Qui facture, décide et supporte les risques ? | Statuts, règlement, contrats, comptes courants |
| SEL | Comment articuler mandat, exercice professionnel et flux personnels ? | Statuts, rémunérations, décisions, comptes sociaux |
| Maison de santé ou groupe | Quels flux appartiennent à chaque entité ? | Conventions, financeurs, contrats de travail ou prestation |
Ne choisissez pas une structure sur la seule comparaison d’un taux d’impôt. Il faut examiner l’objet professionnel, le besoin d’associés, la gouvernance, la responsabilité, les coûts, la protection sociale, la trésorerie et les conditions de sortie. Notre méthode pour comparer SELARL et exercice individuel d’un médecin illustre ce raisonnement sans conclure à la place du professionnel.
Associer les conseils avant de signer
L’expert-comptable prépare les données, les scénarios et les conséquences financières. L’avocat ou le professionnel du droit compétent traite les actes et clauses de son champ. L’ordre professionnel et les organismes sociaux confirment les formalités qui leur appartiennent. La décision doit être prise sur une note commune où chaque hypothèse est datée.
Comment organiser les pièces sans exposer les données des patients ?
La CNIL rappelle que les données collectées doivent être adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire, et que l’accès aux données de santé doit suivre les missions de chaque personne. La comptabilité exige des preuves financières et administratives ; elle ne justifie pas l’envoi systématique du dossier médical ou d’un export comportant des informations cliniques.
Définissez un export qui présente la date, la référence de paiement, la catégorie de recette, le montant, le moyen d’encaissement et le statut de rapprochement. Utilisez un identifiant interne lorsque l’identité du patient n’est pas nécessaire. Limitez les droits d’accès, prévoyez leur révocation et documentez la restitution des données en fin de mission.
La procédure doit également intégrer la facturation électronique selon le calendrier applicable. Notre guide de la facturation électronique des professions libérales distingue l’obligation de réception à compter du 1er septembre 2026, l’émission, les opérations exonérées et les activités taxables.
Tester un cycle complet
Choisissez une période représentative. Exportez les recettes, importez les factures, rapprochez les règlements puis analysez les écarts. Testez aussi un rejet, un avoir, un paiement groupé et une dépense partagée. La procédure est validée seulement si chaque anomalie a un responsable et une règle de correction.
Quels indicateurs demander pour piloter le cabinet ?
Un tableau de bord doit servir une décision. La trésorerie disponible, le résultat fiscal et le revenu prélevable ne sont pas interchangeables. Les recettes facturées, télétransmises, encaissées et définitivement acquises peuvent aussi différer. Affichez ces écarts au lieu de présenter un chiffre unique comme la « rentabilité » du cabinet.
Sélectionnez peu d’indicateurs : recettes rapprochées, impayés ou rejets, dépenses fixes, trésorerie disponible, échéances fiscales et sociales, investissements engagés et charge de travail si une donnée fiable existe. Pour chaque indicateur, nommez la source, la fréquence, le responsable et l’action déclenchée.
Exemple fictif de revue trimestrielle
Un cabinet paramédical constate une progression de ses encaissements, mais sa trésorerie baisse. La revue ne conclut pas à une dégradation de la performance. Elle rapproche les achats d’équipement, la régularisation de cotisations, les délais de remboursement et les prélèvements personnels. Trois scénarios de trésorerie sont produits avec des hypothèses explicites.
Le praticien décide ensuite de décaler un investissement et de corriger la fréquence de provisionnement. Cet exemple montre une méthode ; il ne prouve aucun gain et ne remplace pas l’analyse d’un dossier réel.
Quel parcours suivre selon le métier et l’organisation du cabinet ?
Cette page pose la méthode commune ; les guides métiers traitent ensuite les flux et organismes propres à chaque exercice. Un médecin doit notamment articuler conventionnement, secteur et CARMF, tandis qu’un chirurgien-dentiste rencontre d’autres choix d’équipement et de caisse. Ce premier embranchement correspond aux activités médicales dont les investissements et les régimes conventionnels pèsent directement sur le suivi.
Pour le paramédical, l’infirmier libéral doit fiabiliser ses télétransmissions, ses déplacements et ses remplacements. Les recettes et dépenses d’un masseur-kinésithérapeute appellent une autre lecture des locaux, équipements et collaborations. Le choix entre ces guides dépend donc du circuit réel des actes et des charges, pas d’une catégorie générale.
Certaines activités exigent d’abord de qualifier leur cadre. Le guide du psychologue aide à isoler conventionnement, formations et autres prestations ; celui du cabinet paramédical traite plutôt le partage de moyens et la séparation des flux entre praticiens.
Enfin, la structure crée un second niveau de questions. Les pages consacrées à la SCP de professionnels de santé et à la SEL de professionnels de santé aident à distinguer exercice en commun, gouvernance, rémunération et fiscalité. Le bon chemin part ainsi de deux faits : le métier exercé et l’entité qui porte chaque flux.
Comment comparer deux cabinets d’expertise comptable ?
Vérifiez d’abord l’inscription du professionnel dans l’annuaire officiel de l’Ordre. Demandez ensuite comment le cabinet traite un dossier réel : reprise, collecte, rapprochement des recettes, questions de TVA, calendrier social, supervision et restitution. Une expérience sectorielle se démontre par la pertinence des questions et des contrôles, pas par l’emploi du mot « spécialisé ».
Comparez les honoraires à périmètre égal. Un forfait moins élevé peut laisser hors mission les situations intermédiaires, la paie, les travaux juridiques ou les simulations. À l’inverse, une offre étendue n’est utile que si les livrables correspondent aux décisions du cabinet. Intégrez aussi le temps interne nécessaire pour préparer les pièces et résoudre les anomalies.
Huit questions à poser avant de signer
1. Quelle entité et quels flux seront suivis ? 2. Quelles déclarations et échéances sont incluses ? 3. Comment les recettes métier seront-elles rapprochées avec la banque ? 4. Qui qualifie une nouvelle activité ou un contrat inhabituel ? 5. Quels livrables seront remis, à quelle fréquence et par qui ? 6. Comment une question fiscale, sociale ou juridique est-elle escaladée ? 7. Quelles données sont réellement nécessaires et comment les accès sont-ils retirés ? 8. Comment se déroule la restitution en cas de changement de cabinet ?
Quel plan de reprise mettre en place ?
| Période | Travaux prioritaires | Résultat attendu |
|---|---|---|
| Jours 1 à 15 | Inventaire des entités, contrats, obligations, accès et soldes | Périmètre validé et liste d’écarts |
| Jours 16 à 30 | Cartographie des recettes, dépenses, TVA et cotisations | Nomenclature et calendrier |
| Jours 31 à 60 | Import, rapprochement et traitement des anomalies | Base fiabilisée et responsabilités attribuées |
| Jours 61 à 90 | Première revue, scénarios et ajustement de la mission | Livrables utilisables et plan de suivi |
Ne migrez pas tous les flux en une seule fois sans test. Commencez par une période courte, rapprochez les totaux, contrôlez les pièces et comparez l’ancien et le nouveau circuit. Conservez les exports d’origine jusqu’à validation de la reprise.
Point de vigilance du cabinet
Une règle valable pour un métier, un secteur conventionnel ou une forme d’exercice ne devient pas une règle générale pour tous les professionnels de santé. Chaque conclusion sensible doit indiquer la profession, l’entité, le contrat, la période et la source officielle utilisée.
Questions fréquentes sur l’expert-comptable des professions de santé
Un professionnel de santé doit-il obligatoirement prendre un expert-comptable ?
L’obligation dépend de la structure et de la situation ; le recours à un expert-comptable n’est pas une règle uniforme attachée au seul métier de santé. La question pratique consiste à déterminer quels travaux peuvent être tenus en interne et quels contrôles, déclarations ou décisions justifient une mission. Une société, des salariés ou des activités multiples augmentent souvent le besoin de coordination.
Quels documents préparer pour un premier rendez-vous ?
Réunissez les derniers comptes ou déclarations disponibles, les appels de cotisations, les relevés bancaires professionnels, un échantillon d’encaissements et de dépenses, les contrats qui organisent les flux et la liste des outils utilisés. Pour une société ou un exercice partagé, ajoutez les statuts, conventions et clés de répartition. Le cabinet pourra alors repérer les pièces manquantes sans demander un export excessif de données patients.
Comment obtenir un devis réellement comparable ?
Présentez aux cabinets le même périmètre : entités, activités, volume de pièces, salariés, déclarations, fréquence des situations et travaux ponctuels attendus. Demandez que chaque proposition distingue les travaux récurrents, les options et les conditions de sortie. Comparer deux prix sans aligner ces éléments conduit souvent à opposer des missions différentes.
Combien de temps prévoir pour reprendre une comptabilité existante ?
Le délai dépend de l’état des rapprochements, des accès, des contrats et des déclarations à récupérer. Un calendrier crédible sépare l’inventaire, le transfert, le test d’une période, la correction des écarts puis la première revue. Avant de promettre une date, le nouveau cabinet doit pouvoir mesurer les anomalies et identifier les interlocuteurs responsables des pièces.
L’accompagnement peut-il fonctionner à distance ?
Oui lorsque les outils, les responsabilités et la sécurité des accès sont cadrés. Le critère utile n’est pas la visioconférence elle-même, mais la capacité à transmettre les justificatifs nécessaires, résoudre un rejet, commenter un tableau de bord et joindre la bonne personne. Certains entretiens sur les contrats, la reprise ou une association gagnent néanmoins à être organisés de façon synchrone.
Quel interlocuteur doit être nommé dans le cabinet ?
Demandez qui collecte les pièces, qui révise, qui supervise et qui répond à une question fiscale ou sociale complexe. Un contact unique peut simplifier les échanges, mais la lettre de mission doit aussi prévoir l’escalade vers la personne compétente. Le praticien doit connaître le canal, le délai visé et la solution de continuité en cas d’absence.
Préparer un diagnostic avec FIGITAL
Basé à Paris 17e, FIGITAL peut cartographier les flux, reprendre l’organisation des pièces, définir les contrôles et proposer une lettre de mission adaptée au métier et à la structure. Les questions de BNC, TVA, cotisations ou société sont examinées à partir des documents du dossier et des règles en vigueur. Pour obtenir un périmètre de travail, une liste de pièces et des livrables identifiés, demandez un devis à FIGITAL.
Quelles sources officielles ont été vérifiées ?
- Légifrance — article 151 du décret relatif à l’exercice de l’expertise comptable
- Ordre des experts-comptables — annuaire officiel
- Entreprendre.Service-Public.fr — professions libérales réglementées et non réglementées
- Entreprendre.Service-Public.fr — régime réel BNC
- Entreprendre.Service-Public.fr — fiscalité du micro-entrepreneur en 2026
- Légifrance — article 102 ter du CGI, micro-BNC
- impots.gouv.fr — formulaire 2035-SD
- Légifrance — article 261, 4, 1° du Code général des impôts ; article L. 213-98 du CIBS applicable au 1er janvier 2027
- BOFiP — transition de la doctrine TVA vers le CIBS
- BOFiP — exonération de TVA des professions médicales et paramédicales
- BOFiP — rétrocessions d’honoraires dans un contrat de remplacement
- Urssaf — taux de cotisations des praticiens et auxiliaires médicaux
- Urssaf — réforme de l’assiette sociale des indépendants
- Ameli — protection sociale des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés
- Ameli — conventionnement avec l’Assurance Maladie
- Entreprendre.Service-Public.fr — protection sociale du professionnel libéral
- Entreprendre.Service-Public.fr — société civile professionnelle
- Entreprendre.Service-Public.fr — société d’exercice libéral
- Légifrance — décret du 11 décembre 2025 relatif à l’exercice en société des professions de santé
- CNIL — RGPD et professionnels de santé libéraux
- CNIL — les données de santé en pratique
- DGFiP — calendrier de la facturation électronique
- CARPIMKO — affiliation des auxiliaires médicaux
- CARMF — affiliation des médecins libéraux
- CARCDSF — affiliation des chirurgiens-dentistes et sages-femmes





