Choisissez d’abord une mission, pas une promesse de « spécialisation ». Le bon expert-comptable doit comprendre votre activité, votre mode d’exercice, vos flux et les décisions que vous préparez, puis traduire ce diagnostic dans un contrat écrit : travaux inclus, responsabilités, calendrier, livrables, honoraires et conditions de sortie. Vérifiez son inscription à l’Ordre, demandez qui traitera et révisera le dossier, testez sa méthode sur deux cas réels et comparez les offres à périmètre égal. Une profession réglementée, une activité mixte ou un exercice en société exige en outre des questions propres au métier ; aucune solution ne convient à toutes les professions libérales.
En bref
– Vérifiez l’inscription du professionnel dans l’annuaire de l’Ordre.
– Décrivez activité, régime, structure, flux et projets avant de demander un prix.
– Comparez les lettres de mission ligne par ligne, jamais les forfaits seuls.
– Exigez un calendrier, des livrables et une répartition des tâches explicites.
– Testez le cabinet sur une anomalie et un changement d’organisation.
Ce que Figital prend en charge pour une profession libérale
- La tenue de la comptabilité et la déclaration 2035 si vous êtes en BNC, ou les comptes annuels et la liasse fiscale si vous exercez en société soumise à l’IS.
- Le rattachement à la bonne caisse : CNBF pour l’avocat, CPRN pour le notaire, CAVOM pour le commissaire de justice, CIPAV pour l’architecte, ou l’Urssaf pour une activité non réglementée (liste Service-Public).
- Le choix et l’évolution de la structure : exercice individuel, SEL, SCP, SCM pour partager des frais, holding de type SPFPL lorsque la profession la prévoit.
- La TVA propre à votre activité : franchise, exonération de certains actes ou taxation des honoraires, et la facturation qui va avec.
- Les rétrocessions d’honoraires et redevances entre confrères, en collaboration comme en remplacement.
- L’installation, le rachat d’une clientèle ou de parts, puis la cession le moment venu.
- Votre rémunération et votre protection sociale de dirigeant, retraite facultative comprise.
Décrivez votre profession et votre mode d’exercice dans le formulaire : le cabinet annonce une réponse entre 1 h et 24 h. Vous préférez parler à quelqu’un ? Appelez le 01 46 22 89 08.
Comment se passe l’accompagnement d’un professionnel libéral ?
- Premier échange et diagnostic. Nous regardons comment circulent vos recettes et vos dépenses, où sont rangées les pièces et ce qui change dans les douze prochains mois.
- Lettre de mission. Le périmètre est écrit noir sur blanc : travaux inclus, ce qui reste à votre charge, calendrier et options.
- Mise en place. Un interlocuteur dédié suit votre dossier ; vos documents et vos tableaux de bord sont partagés sur une plateforme collaborative sécurisée.
- Suivi de l’année. Déclaration de résultat, TVA s’il y a lieu, déclaration sociale à votre caisse, puis un point annuel pour décider de la suite.
Commencez par qualifier votre situation, pas par choisir un forfait

« Profession libérale » rassemble des réalités qui ne produisent ni les mêmes documents ni les mêmes risques. Le premier rendez-vous doit donc préciser cinq éléments : l’activité réellement exercée, son caractère réglementé ou non, le mode d’exercice, le régime fiscal et social, puis la nature des recettes et dépenses. Une proposition établie avant ce cadrage risque d’être sous-dimensionnée ou chargée de prestations inutiles.
Le hub FIGITAL oriente vers des pages plus spécifiques lorsque la profession change la décision. Un praticien trouvera ainsi un cadre dédié à l’accompagnement comptable des professions de santé, tandis qu’un juriste doit examiner les particularités présentées sur la page expert-comptable pour avocat à Paris. Les cabinets de conseil disposent également d’une expertise comptable adaptée à leurs flux. Ces pages ne remplacent pas l’analyse individuelle ; elles évitent de traiter tous les dossiers comme un BNC standard.
Exercice individuel en BNC : distinguer simplicité fiscale et besoin de pilotage
Les revenus tirés d’une profession non commerciale exercée de manière indépendante relèvent en principe des bénéfices non commerciaux (BNC). À l’intérieur de cette catégorie, le micro-BNC et la déclaration contrôlée n’impliquent pas le même travail déclaratif. Le formulaire 2035-SD vise les personnes, sociétés ou groupements non soumis à l’impôt sur les sociétés qui perçoivent des revenus non commerciaux sous le régime de la déclaration contrôlée.
Cette différence ne suffit pas à définir la mission. Deux indépendants soumis au même régime peuvent avoir des besoins opposés : l’un veut uniquement fiabiliser ses recettes et son calendrier ; l’autre prépare un investissement, suit plusieurs activités ou doit analyser des dépenses mixtes. Demandez donc quels contrôles sont prévus et quelles décisions le cabinet commentera. Pour approfondir le choix fiscal, le guide micro-BNC ou déclaration contrôlée illustre la méthode de comparaison ; les règles doivent ensuite être adaptées à votre activité.
Société, association ou activité mixte : faire décrire chaque périmètre
Une société commerciale, une société d’exercice libéral, une société civile professionnelle ou une société civile de moyens ne se résume pas à un sigle. La forme choisie peut modifier la comptabilité, les déclarations, les travaux juridiques récurrents, la rémunération et les relations entre associés. L’Urssaf rappelle également que les professions libérales réglementées peuvent disposer de formes d’exercice propres et que les interlocuteurs de retraite diffèrent selon la profession.
Le cabinet doit donc demander les statuts, conventions, modalités d’encaissement et règles de partage avant de chiffrer. Si vous cumulez une activité libérale et une autre activité, chaque flux doit être identifié séparément : client, contrat, prestation, lieu, facture et mode d’encaissement. Une réponse fondée uniquement sur l’intitulé du métier n’est pas assez précise.
Vérifiez d’abord le droit d’exercer et l’organisation du cabinet
Le titre d’expert-comptable et l’exercice de la profession sont réglementés par l’ordonnance du 19 septembre 1945. Avant tout échange de pièces, recherchez le professionnel ou la structure dans l’annuaire officiel de l’Ordre des experts-comptables. Cette vérification établit l’inscription ; elle ne garantit ni l’adéquation de la mission ni la qualité du suivi.
Demandez ensuite trois noms ou rôles : le responsable de mission, la personne chargée des opérations courantes et celle qui effectue la revue. Un rendez-vous commercial avec un associé ne signifie pas que celui-ci suivra le dossier chaque mois. Faites préciser le canal utilisé, le délai habituel de réponse, la continuité en cas d’absence et la procédure d’escalade pour une question fiscale ou sociale non résolue.
L’ordonnance soumet notamment les experts-comptables au secret professionnel. Cette protection ne dispense pas d’organiser les accès numériques. Le cabinet doit pouvoir expliquer comment les habilitations sont attribuées et retirées, où les documents sont déposés, comment un incident est signalé et sous quel format vos données seront restituées.
Comparez huit preuves avant de signer la lettre de mission
L’article 151 du décret du 30 mars 2012 prévoit un contrat écrit définissant la mission ainsi que les droits et obligations des parties. Ce contrat, souvent appelé lettre de mission, précise aussi l’étendue d’un mandat lorsqu’il est confié au professionnel. La comparaison devient donc concrète : chaque promesse doit correspondre à une tâche, un responsable, une échéance ou un livrable.
| Critère | Question à poser | Preuve attendue avant signature |
|---|---|---|
| Périmètre | Quels travaux sont inclus, exclus ou optionnels ? | Tableau des prestations et travaux hors forfait |
| Responsabilités | Qui collecte, classe, contrôle, valide et transmet ? | Répartition des tâches annexée à la lettre |
| Calendrier | Quand déposer les pièces et quand sont-elles revues ? | Échéancier mensuel, trimestriel et annuel |
| Interlocuteurs | Qui traite, qui révise et qui répond en cas d’absence ? | Rôles nommés et canal d’escalade |
| Livrables | Que vais-je recevoir et à quelle fréquence ? | Exemples anonymisés et fréquence de commentaire |
| Outils et données | Quels accès, exports et mesures de sécurité ? | Procédure d’habilitation et de restitution |
| Honoraires | Qu’est-ce qui déclenche un supplément ? | Prix rattaché à un volume et à un périmètre |
| Sortie | Comment se termine la mission ? | Préavis, travaux en cours et format de restitution |
1. Un périmètre qui nomme les opérations
« Tenue comptable et conseil » reste trop vague. La lettre doit permettre de savoir qui rapproche les encaissements, traite les immobilisations, prépare les déclarations prévues, contrôle les comptes d’attente et répond à une demande inhabituelle. Si l’activité emploie du personnel, vérifiez séparément la paie, les déclarations sociales et l’assistance courante. Si un projet de société ou d’association est envisagé, demandez si l’étude de scénarios fait partie du forfait ou constitue une mission distincte.
Le même principe s’applique aux mandats. La possibilité technique de télétransmettre ne dit pas ce que le cabinet vérifiera avant envoi ni ce qui reste à votre charge. Faites inscrire le périmètre, les informations à fournir et la date limite interne de transmission.
2. Une méthode adaptée aux flux de votre profession
Demandez au cabinet de traiter un cas anonymisé représentatif. Par exemple : « J’encaisse des honoraires de particuliers, je facture une intervention mensuelle à une entreprise et je prépare une activité de formation. Quelles pièces demandez-vous et comment qualifiez-vous les flux ? » Une réponse sérieuse commence par les contrats, les clients, la nature des prestations et les factures ; elle ne présume pas un traitement identique pour toutes les recettes.
Pour une profession réglementée, ajoutez les conventions, la caisse de retraite, les obligations ordinales et les structures d’exercice autorisées. Pour une activité internationale ou mixte, demandez comment le cabinet documente le lieu du client, sa qualité et la nature de la prestation avant de décider du traitement de TVA. Le but n’est pas d’obtenir une réponse fiscale définitive en dix minutes, mais d’observer la méthode de qualification.
3. Un calendrier qui détecte les anomalies avant la clôture
Un bon calendrier ne se limite pas aux dates fiscales. Il précise la fréquence de dépôt, le moment de la revue, le délai de retour sur une anomalie et les rendez-vous consacrés aux décisions. Demandez ce qu’il se passe si une pièce manque, si un solde bancaire ne concorde pas ou si une nouvelle activité apparaît : alerte automatique, liste commentée, relance ou échange avec le responsable de mission ?
Le calendrier doit aussi être proportionné. Une activité stable et simple ne justifie pas nécessairement un tableau de bord mensuel détaillé. À l’inverse, une trésorerie tendue, une embauche ou un investissement proche rend une revue annuelle insuffisante. La bonne fréquence est celle qui permet d’agir avant que la décision ne soit irréversible.
4. Des livrables qui répondent à une décision
Demandez un exemple anonymisé de ce que vous recevrez. Un export de lignes comptables n’est pas automatiquement un outil de pilotage. Selon votre situation, un livrable utile peut rapprocher recettes déclarées et encaissements, montrer la trésorerie disponible, distinguer dépenses récurrentes et exceptionnelles ou lister les hypothèses d’un projet.
Chaque indicateur doit avoir une source et un usage. Si personne ne le commente, s’il arrive trop tard ou s’il mélange plusieurs activités, il ajoute du bruit. Faites préciser la fréquence, le destinataire, la personne qui explique les écarts et la décision que le document doit éclairer.
5. Une reprise de dossier organisée
Changer de cabinet ne consiste pas à transmettre un fichier à la dernière minute. Demandez qui contacte le précédent professionnel, quelles pièces sont reprises, comment les soldes d’ouverture sont contrôlés et quelles anomalies antérieures seront seulement signalées ou feront l’objet d’une mission complémentaire. Fixez une date de bascule et identifiez le responsable de chaque déclaration autour de cette date.
La lettre de mission et les conditions générales encadrent la fin de la relation. Ne supposez pas un préavis universel : lisez la durée, les modalités de reconduction ou de rupture, les honoraires restant dus et le sort des travaux commencés. Le devis le moins cher peut devenir coûteux si la reprise n’est pas comprise ou si les données ne sont restituées que dans un format inutilisable.
6. Des honoraires comparés à prestations égales
Ramenez chaque proposition au même tableau : reprise, tenue ou révision, déclarations, nombre de rendez-vous, situation intermédiaire, paie, assistance courante, travaux juridiques récurrents, étude d’un projet et conditions de sortie. Demandez ensuite les variables qui font évoluer le prix : volume de pièces, nombre de comptes, salariés, établissements, fréquence des restitutions ou travaux exceptionnels.
Un forfait n’est ni favorable ni défavorable par nature. Il devient comparable lorsque les exclusions et dépassements sont écrits. Une offre plus élevée peut inclure des revues et livrables absents ailleurs ; une offre très complète peut aussi faire payer un pilotage que vous n’utiliserez pas. La décision repose sur le coût du périmètre réellement nécessaire.
7. Des données accessibles, sécurisées et récupérables
Si le cabinet traite des données personnelles pour votre compte, la CNIL demande de choisir un sous-traitant offrant des garanties suffisantes et d’encadrer le traitement par un contrat. Celui-ci doit notamment préciser le périmètre, les responsabilités de confidentialité, les mesures de sécurité ainsi que les conditions de restitution ou de destruction en fin de prestation.
Posez des questions observables : authentification individuelle ou compte partagé ? journal des accès ? procédure de révocation ? sauvegarde ? export possible ? délai de notification en cas d’incident ? Pour une profession de santé, ne transmettez pas de contenu clinique quand une donnée administrative ou un justificatif expurgé suffit. La lettre de mission comptable n’autorise pas une collecte sans limite.
8. Un conseil qui explicite ses hypothèses et ses limites
Présentez un changement envisagé — association, local, embauche, investissement, activité accessoire ou passage en société — puis observez la réponse. Le cabinet doit demander les données manquantes, formuler les hypothèses, distinguer ce qui relève de la comptabilité, de la fiscalité, du social ou d’un autre conseil, et annoncer la forme du livrable.
Méfiez-vous d’une solution immédiate fondée sur un seul chiffre. Une structure ne se choisit pas uniquement sur le revenu ; une dépense ne devient pas déductible parce qu’elle paraît professionnelle ; une recette n’adopte pas automatiquement le traitement habituel du métier. La compétence se voit dans la qualité des questions et la trace laissée par le raisonnement.
Point de vigilance du cabinet
Une démonstration logicielle réussie ne prouve pas la qualité de la révision. Testez séparément le circuit numérique et le jugement professionnel : demandez comment une pièce est contrôlée, comment une anomalie est documentée et qui valide une réponse sensible avant qu’elle ne produise un effet fiscal ou social.
Préparez un rendez-vous comparable avec chaque cabinet
Envoyez le même dossier de cadrage aux cabinets consultés. Il peut tenir sur deux pages et ne doit contenir aucune donnée personnelle inutile :
- activité principale et activités accessoires ;
- mode d’exercice, structure et associés éventuels ;
- régime fiscal connu, sans le présenter comme définitivement adapté ;
- ordre ou organisme professionnel, caisse et conventionnement lorsqu’ils existent ;
- nombre approximatif de comptes, flux et pièces par mois ;
- salariés, établissements et outils utilisés ;
- dernières déclarations ou comptes disponibles ;
- difficultés actuelles et projets des douze prochains mois ;
- niveau de pilotage recherché ;
- date souhaitée pour une reprise éventuelle.
Terminez chaque entretien par le même test. Demandez au cabinet de reformuler votre situation, de nommer les trois premiers contrôles qu’il mettrait en place, d’indiquer les informations encore manquantes et de proposer un calendrier. Vous pourrez alors comparer une méthode, et non l’aisance commerciale de l’interlocuteur.
Une grille simple de décision
Attribuez à chaque critère une appréciation documentée : clair, incomplet ou absent. Ne transformez pas cette grille en score automatique ; certains critères sont éliminatoires. L’absence d’inscription à l’Ordre ou le refus de formaliser la mission n’appartiennent pas à la même catégorie qu’un tableau de bord perfectible. Notez surtout la preuve obtenue et le point à faire corriger avant signature.
| Décision | Ce qui doit être acquis | Ce qui peut être ajusté après démarrage |
|---|---|---|
| Signer | Inscription, périmètre, responsabilités, honoraires, sécurité, sortie | Fréquence fine des indicateurs |
| Demander une version révisée | Exclusions, calendrier ou rôles ambigus | Format de compte rendu |
| Écarter | Refus de formaliser la mission ou de restituer les données | Préférence d’outil ou de canal |
Reconnaissez les signaux qui imposent une clarification
Une affirmation absolue doit déclencher une demande de preuve : « cette structure est toujours meilleure », « toutes vos recettes sont exonérées », « aucun justificatif n’est nécessaire » ou « l’outil fait tous les contrôles ». Demandez la règle, ses conditions, les faits retenus et la personne qui valide l’analyse.
D’autres signaux sont organisationnels : prix annoncé sans volume, interlocuteur inconnu, calendrier réduit à la clôture, absence de procédure pour les anomalies, accès partagé, export impossible ou réponse floue sur la rupture. Aucun de ces points ne condamne automatiquement le cabinet ; ils doivent être corrigés dans la proposition avant de confier les données et les échéances.
Enfin, distinguez spécialisation déclarée et méthode démontrée. Un cabinet peut connaître un métier sans avoir prévu vos activités accessoires. À l’inverse, une équipe qui pose les bonnes questions, connaît les limites de son intervention et documente les exceptions peut offrir un suivi pertinent sans empiler les étiquettes sectorielles.
Orientez-vous vers le guide qui correspond à votre prochain choix
Cette page sert de point d’entrée, pas de réponse uniforme. Pour un besoin métier, consultez directement les pages consacrées au cabinet dentaire, à l’infirmier libéral, au kinésithérapeute, au psychologue, au pédicure-podologue ou au médecin. Chaque métier exige ensuite de vérifier son régime, sa caisse, ses conventions et ses flux particuliers.
Si votre décision porte sur le régime ou l’organisation, utilisez plutôt le guide de la déclaration 2035, la comparaison entre SELARL et exercice individuel ou le calendrier de la facturation électronique des professions libérales. Ces contenus fournissent une méthode ; le cabinet doit encore l’appliquer à vos faits et documenter les hypothèses retenues.
Installation : les décisions comptables à prendre dès le départ
La déclaration de début d’activité se fait sur le guichet unique des formalités des entreprises, opéré par l’INPI. Avant de la remplir, trois choix méritent d’être tranchés avec votre expert-comptable, car ils conditionnent vos premières échéances.
- La forme d’exercice : entreprise individuelle ou société. Une société d’exercice libéral ou une SCP n’est possible que pour les professions qui l’autorisent.
- Le régime fiscal : micro-BNC avec abattement forfaitaire, ou déclaration contrôlée avec comptabilité de recettes et dépenses et déclaration 2035.
- La caisse de retraite, qui dépend de la profession et non d’un choix : la fiche Service-Public sur la protection sociale du libéral donne la correspondance.
Le cabinet vous aide sur ces trois points, puis sur l’ouverture des comptes et le premier budget. Notre page création d’entreprise détaille la partie juridique, et le guide démarches comptables pour s’installer en médecin libéral en montre un exemple concret pour une profession de santé.
Optimisation de la rémunération : Madelin, PER et arbitrages
Un libéral peut se constituer une retraite facultative et en déduire les versements, dans des limites fixées par la loi. Deux dispositifs coexistent :
- Le contrat Madelin. Selon impots.gouv.fr, ces contrats ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020 ; ceux déjà ouverts gardent la déduction de leurs cotisations sur le bénéfice de l’activité non salariée.
- Le PER individuel, qui a pris le relais. Les règles de déduction et les plafonds sont décrits sur la page Épargne retraite de l’administration fiscale : certaines cotisations liées à une activité non salariée se déduisent du revenu professionnel, les autres du revenu global.
Le bon niveau de versement dépend de votre bénéfice, de votre trésorerie et de votre âge. Nous calculons l’effet réel sur votre impôt et vos cotisations avant toute décision, et nous le comparons aux autres leviers : choix entre exercice individuel et société, rémunération ou dividendes en SEL, prévoyance. Voir aussi notre page protection sociale et rémunération du dirigeant.
Combien coûte un expert-comptable pour une profession libérale ?
Les honoraires sont fixés sur devis, selon la profession exercée et la charge réelle du dossier. Aucun tarif n’est publié sur le site : deux libéraux au même chiffre d’affaires peuvent demander des volumes de travail très différents.
- le nombre de recettes et d’opérations bancaires à traiter chaque mois ;
- le régime : micro-BNC ou déclaration contrôlée avec 2035, ou société à l’IS avec bilan ;
- l’exercice seul, en SCM, en SCP ou en SEL, qui multiplie parfois les déclarations ;
- la présence de salariés et donc de paie ;
- les options : déclaration de revenus personnelle, accompagnement à l’installation, étude d’un changement de structure.
Pour un chiffrage ajusté à votre dossier, remplissez la demande de devis.
Questions fréquentes
Un professionnel libéral doit-il obligatoirement avoir un expert-comptable ?
Il n’existe pas, dans ce guide, de réponse uniforme pour toutes les activités et structures. Le besoin dépend du régime, de la forme d’exercice, des déclarations, de l’organisation interne et des décisions à préparer. Évaluez les tâches que vous pouvez fiabiliser seul, celles qui exigent une revue et le coût d’une erreur ou d’un retard. Le choix porte sur un périmètre précis, pas sur une obligation supposée.
Comment vérifier qu’un prestataire est bien expert-comptable ?
Recherchez son nom ou sa société dans l’annuaire officiel de l’Ordre des experts-comptables. Vérifiez ensuite que la structure figurant sur la proposition correspond à celle trouvée et identifiez le responsable de mission. L’inscription sécurise le titre et le cadre professionnel ; elle ne dispense pas de contrôler la lettre de mission, l’équipe, les outils et les livrables.
Cabinet en ligne ou expert-comptable à Paris : que choisir ?
Comparez le fonctionnement plutôt que l’étiquette. Un cabinet à distance peut proposer un circuit documenté et un interlocuteur stable ; un cabinet proche peut offrir des rendez-vous sans garantir une revue plus fréquente. Si la proximité à Paris 17e compte pour vous, inscrivez le nombre et le format des échanges dans la mission. Dans les deux cas, testez les délais, les accès, la restitution et l’escalade d’une question sensible.
Peut-on changer d’expert-comptable en cours d’année ?
Un changement doit être préparé à partir de la lettre de mission et de ses conditions générales. Vérifiez la durée, le préavis, les modalités de rupture, les honoraires et travaux en cours. Organisez ensuite une date de bascule, la liste des données à restituer et le responsable des déclarations proches. N’appliquez pas un délai « standard » sans relire votre contrat.
Que doit contenir une lettre de mission ?
Le contrat écrit définit la mission ainsi que les droits et obligations des parties. Pour prendre une décision, exigez en plus un périmètre opérationnel : tâches incluses et exclues, responsabilités, calendrier, livrables, honoraires, mandat éventuel, traitement des travaux exceptionnels, durée et sortie. Une annexe de répartition des tâches rend la comparaison beaucoup plus fiable qu’une formule générale.
Comment savoir si le cabinet comprend réellement ma profession ?
Présentez deux cas anonymisés : un flux inhabituel et un changement d’organisation. Le cabinet doit demander les contrats, la nature des prestations, les clients ou payeurs, les justificatifs et le mode d’exercice avant de répondre. Il doit aussi distinguer la règle générale, l’exception et le point qui requiert une analyse individualisée. La qualité des questions vaut davantage qu’une liste de métiers sur un site.
Obtenez un périmètre de mission adapté à votre activité libérale
FIGITAL Expertise est situé au 7 avenue Gourgaud, Paris 17e. Pour comparer votre organisation actuelle à un périmètre écrit, préparez votre activité, vos flux, vos outils et les décisions des douze prochains mois, puis demandez un devis à FIGITAL. Le premier échange doit aboutir à une liste d’informations manquantes, des travaux proposés, des responsabilités et des exclusions, jamais à une promesse de résultat.
Sources officielles consultées
- Ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 — titre, exercice et secret professionnel — Légifrance, texte consolidé consulté le 24 août 2026.
- Article 151 du décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 — contrat écrit et lettre de mission — Légifrance, version en vigueur consultée le 24 août 2026.
- Annuaire officiel de l’Ordre des experts-comptables — consulté le 24 août 2026.
- Formulaire 2035-SD — revenus non commerciaux sous déclaration contrôlée — impots.gouv.fr, millésime 2026 consulté le 24 août 2026.
- Professions indépendantes — BNC et déclarations — impots.gouv.fr, consulté le 24 août 2026.
- Exercer en tant que professionnel libéral — Urssaf, mise à jour du 17 avril 2025, consultée le 24 août 2026.
- Sécurité : gérer la sous-traitance — CNIL, mise à jour du 14 mars 2024, consultée le 24 août 2026.