CARCDSF : ce que dentistes et sages-femmes n’ont pas en commun

Mur de pierre claire percé de deux passages voûtés de tailles inégales, réunis sous un même bandeau de pierre continu.

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Parce qu’une seule caisse abrite deux professions dont seuls les deux premiers régimes sont communs. Le régime de base est fixé par l’État pour tous les libéraux, le régime complémentaire par le conseil d’administration de la CARCDSF pour ses deux professions. Au-delà, les prestations complémentaires de vieillesse et l’invalidité-décès obéissent à des règlements distincts, approuvés profession par profession. Un barème lu chez un confrère de l’autre profession ne vous concerne donc pas.

En bref

  • L’affiliation vise tout chirurgien-dentiste thésé ou toute sage-femme diplômée, inscrit à l’Ordre et exerçant en libéral, même à titre accessoire.
  • La CARCDSF n’est pas deux caisses accolées : c’est une seule section professionnelle de la CNAVPL, la quatrième de la liste réglementaire.
  • Votre retraite de base n’est pas appelée par l’Urssaf, contrairement au cas des affiliés de la CIPAV.
  • Une seule déclaration alimente deux organismes, qui produisent chacun leur échéancier sans se coordonner.
  • La caisse compte environ quatre chirurgiens-dentistes cotisants pour une sage-femme cotisante : le contenu générique qui circule vise presque toujours la profession majoritaire.
  • Cette page ne reproduit aucun barème : une section entière explique pourquoi, preuves à l’appui.

Une seule caisse, une seule section professionnelle, deux professions

Le nom de la caisse énumère deux métiers, ce qui laisse croire à un assemblage de deux organismes. La réalité juridique est plus resserrée, et elle explique la forme de votre appel.

Ce que la CARCDSF est dans l’organisation de la retraite libérale

L’article R. 641-1 du code de la sécurité sociale énumère les dix sections professionnelles qui composent la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales. La quatrième s’intitule « Chirurgiens-dentistes et sages-femmes ». Une section, deux professions : la fusion opérée le 1er janvier 2009 n’a pas créé deux entités jumelles sous un même toit, mais une entité unique qui gère deux héritages.

Ces héritages ont des dates de naissance distinctes, que la caisse publie : régime complémentaire des chirurgiens-dentistes en 1950, avantages sociaux vieillesse des deux professions en 1960, invalidité-décès des chirurgiens-dentistes en 1961, puis des sages-femmes en 1970. Soixante ans de constructions séparées ne se dissolvent pas dans une fusion administrative, et c’est pourquoi deux affiliés d’une même caisse lisent aujourd’hui encore deux documents qui ne se ressemblent pas.

Un chiffre éclaire la suite. Au 31 décembre 2025, la caisse comptait 84 200 dossiers affiliés aux régimes de retraite, dont 41 200 chirurgiens-dentistes cotisants et 9 200 sages-femmes cotisantes : environ quatre pour un. Une sage-femme libérale est minoritaire dans sa propre caisse, et la documentation non officielle qu’elle trouve en ligne a le plus souvent été écrite en pensant à un cabinet dentaire.

Qui doit s’affilier, et à partir de quand

Le critère de la caisse cumule trois conditions : être chirurgien-dentiste thésé ou sage-femme diplômée, être inscrit au Conseil de l’ordre, exercer une activité libérale. Avec une précision qui surprend souvent : même accessoire. Une activité libérale marginale à côté d’un poste salarié déclenche l’affiliation au même titre qu’une installation à temps plein.

L’affiliation prend effet au premier jour du trimestre civil qui suit le début d’activité : un début en février entraîne une affiliation au 1er avril. La règle vaut aussi pour une reprise, qui doit être déclarée.

Le remplacement obéit à une logique propre : l’affiliation dépend des dates de début et de fin des remplacements et de la régularité de l’activité, pas du nombre de jours travaillés. Remplacer deux semaines par trimestre, tous les trimestres, n’est pas la même situation que remplacer un mois une seule fois. Ce point se pose avant la première déclaration plutôt qu’après le premier appel. C’est l’un des sujets que nous traitons dans l’accompagnement comptable des professions de santé.

Ce que l’Urssaf appelle, ce que la CARCDSF appelle

La question revient à chaque installation : deux organismes prélèvent, lequel fait quoi ? La réponse est nette, et elle n’est pas la même pour toutes les professions libérales.

Sur sa page consacrée aux professions libérales réglementées hors CIPAV — celle dont vous relevez —, l’Urssaf énumère ce qu’elle appelle : maladie-maternité, cotisation maladie ouvrant droit aux indemnités journalières, allocations familiales, CSG-CRDS et contribution à la formation professionnelle. Aucune cotisation de retraite ne figure dans son barème des cotisations appelées : la retraite de base n’y apparaît que dans le tableau des cotisations minimales, à titre d’information. La même page renvoie les cotisations de retraite complémentaire et d’invalidité-décès aux sections professionnelles de la CNAVPL.

La caisse le confirme depuis l’autre rive : pour le régime de base des libéraux, c’est la CARCDSF qui gère l’appel, le recouvrement et la liquidation, pour le compte de la CNAVPL, l’État décidant des conditions du régime. Voilà la frontière. Elle sépare aussi votre situation de celle d’un confrère affilié à la CIPAV, pour qui l’Urssaf appelle la retraite de base.

Une seule déclaration, deux organismes, deux échéanciers

L’articulation se joue en amont. Une déclaration unique détermine les cotisations et contributions sociales ainsi que l’impôt sur le revenu ; elle comporte un volet social avec une rubrique propre au régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés. Une fois la déclaration validée, l’administration fiscale transmet automatiquement les éléments à l’Urssaf et à la CARCDSF.

Chacun en tire ensuite ses conséquences, sans se coordonner avec l’autre. L’Urssaf régularise vos cotisations définitives de l’année précédente, ajuste vos provisionnelles, estime vos premières échéances de l’année suivante et met à disposition un échéancier de quatre pages. La CARCDSF calcule les siennes et vous adresse son propre appel.

Ces deux documents ne se recoupent pas : l’échéancier Urssaf ne contient aucune ligne appelée par la caisse, et l’inverse est vrai. Les additionner donne votre charge sociale réelle ; lire l’un en croyant y trouver l’autre est à l’origine de la plupart des erreurs de provision que nous corrigeons.

Le rythme de prélèvement de la caisse est une règle permanente, non un calendrier annuel : douze échéances le 15 de chaque mois, ou quatre le 15 des mois de mars, juin, septembre et décembre.

Les quatre régimes de votre appel, et ceux qui dépendent de votre profession

Votre appel comporte quatre lignes : régime de base des libéraux, régime complémentaire, prestations complémentaires de vieillesse, régime invalidité-décès. Deux relèvent d’un socle commun, deux relèvent de votre profession. Cette césure, et elle seule, rend deux appels incomparables.

Le socle commun : régime de base et régime complémentaire

Le régime de base des libéraux est commun à tous les libéraux de France. La caisse ne le paramètre pas : elle l’appelle et le liquide pour le compte de la CNAVPL, dans des conditions décidées par l’État. À revenu égal, un chirurgien-dentiste et une sage-femme y sont traités de la même façon. C’est le seul endroit de votre appel où la comparaison avec un confrère de l’autre profession a un sens.

Le régime complémentaire est propre à la caisse, et ses paramètres sont décidés par les élus de son conseil d’administration. La CARCDSF le présente dans un bloc unique, sans distinction de profession, et l’arrêté du 10 juillet 2026 approuve un règlement d’assurance vieillesse complémentaire pour la section — au singulier. Il est donc lui aussi commun aux deux professions, ce qui n’est pas intuitif pour un régime né en 1950 du seul côté dentaire.

La ligne de partage : PCV et invalidité-décès

En dessous, la logique change. Les prestations complémentaires de vieillesse ne forment pas un régime ouvert à tous : l’article L. 645-1 du code de la sécurité sociale en réserve le bénéfice aux praticiens ayant exercé, pendant une durée minimale fixée par décret, dans le cadre des conventions ou de l’adhésion personnelle mentionnées à l’article L. 722-1. Le conventionnement est la condition d’entrée ; un praticien non conventionné n’y ouvre pas de droits.

Pour ceux qui en ouvrent, une partie de la cotisation est prise en charge par l’Assurance maladie. Mais la caisse publie deux dispositifs distincts, l’un pour les chirurgiens-dentistes, l’autre pour les sages-femmes, qui ne partagent ni la même structure de cotisation ni la même clé de répartition avec l’Assurance maladie. Le même écart se retrouve sur le régime invalidité-décès, également présenté en deux dispositifs séparés.

Ce n’est pas une commodité de présentation : l’arrêté du 10 juillet 2026, publié au Journal officiel du 17 juillet 2026, approuve les règlements de la section et comporte, pour l’invalidité-décès, des dispositions séparées par profession. La séparation se lit jusque dans les valeurs de point : la caisse en publie une seule pour le régime de base et une seule pour le complémentaire, mais deux tableaux distincts pour la PCV.

Ligne de votre appelCommune aux deux professions ?Qui en fixe les paramètresOù en lire la valeur exacte
Régime de base des libérauxOuiL’État ; la CARCDSF appelle et liquide pour la CNAVPLVotre appel de cotisations
Régime complémentaireOuiLe conseil d’administration de la CARCDSFVotre appel de cotisations
Prestations complémentaires de vieillesseNon — un par profession, et réservé aux conventionnésTextes du régime approuvés par arrêté ; participation de l’Assurance maladieVotre appel, et le tableau de point de votre profession
Régime invalidité-décèsNon — un par professionRèglement de la section, dispositions séparéesVotre appel de cotisations
Maladie, allocations familiales, CSG-CRDS, formationHors CARCDSFL’UrssafVotre échéancier Urssaf

L’avis de l’expert

Quand un praticien nous transmet un tableau de cotisations trouvé en ligne, notre premier réflexe n’est pas d’en vérifier les chiffres : c’est de vérifier pour quelle profession il a été écrit.

Sur les deux premières lignes de l’appel, un tableau générique reste exploitable. Sur les deux dernières, il ne l’est plus, et provisionner à partir d’un modèle conçu pour l’autre profession fausse précisément la part de la charge qui varie le plus.

D’où la question à poser avant toute lecture : ce document distingue-t-il la PCV et l’invalidité-décès profession par profession ? Sinon, il ne vaut pas pour ces deux postes.

— Figital Expertise, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre, Paris 17e

Comment se forme une régularisation

La question qui circule le plus dans les forums professionnels n’est pas « combien je paie » mais « pourquoi ce montant-là ». Le mécanisme se décrit sans barème.

Ce que la déclaration déclenche

À partir de la deuxième année d’activité, votre appel de l’année en cours est établi après votre déclaration des revenus de l’année précédente. En attendant, vous réglez un douzième des cotisations de l’année précédente si vous êtes prélevé mensuellement, un quart si vous l’êtes trimestriellement, par virement ou par télépaiement.

Vous payez donc d’abord une provision calée sur l’année d’avant, puis la caisse recalcule et l’écart apparaît. Cet écart est la régularisation : mécanique, jamais une pénalité, et d’autant plus large que votre revenu a bougé.

La cotisation du régime de base est entièrement proportionnelle aux revenus non salariés de l’année précédente, avec une subtilité : si l’affiliation a duré moins de quatre trimestres sur l’année de référence, ces revenus sont d’abord rapportés à l’année entière pour établir l’assiette, puis la cotisation est réduite au prorata. Une installation en cours d’année produit ainsi un calcul en deux temps, ce qui explique bien des appels de deuxième année jugés incohérents.

S’y ajoute, depuis la déclaration portant sur les revenus 2025, la réforme de l’assiette sociale, que la caisse signale sur sa page de déclaration. Son mécanisme dépasse le cas de la CARCDSF : il est décomposé pas à pas dans notre article sur les cotisations de la CARPIMKO.

Ce qui peut faire bouger le prélèvement en cours d’année

Deux leviers existent, en sens opposés.

Le premier est volontaire : vous pouvez déroger à l’assiette de calcul du régime de base en estimant vos revenus de l’année en cours. Une estimation à la hausse réduit la régularisation de l’année suivante, une estimation à la baisse allège la provision immédiate. Le montant appelé ne peut toutefois pas descendre sous la cotisation minimale, et ce levier ne concerne que le régime de base.

Le second est subi : à défaut de déclaration, les cotisations sont calculées d’office sur une assiette forfaitaire élevée et notifiées par mise en demeure, celles du régime de base étant en outre majorées. La rectification reste possible sur justificatifs fiscaux ; la majoration, elle, demeure.

L’avis de l’expert

Le revenu estimé est le seul paramètre de votre appel sur lequel vous gardez la main, et il est presque toujours actionné au mauvais moment.

Il se justifie sur une rupture durable : congé maternité, réduction d’activité assumée, installation qui ne monte pas au rythme prévu. Sur un simple trou d’air, il se retourne contre vous : une estimation trop basse ne supprime pas la dette, elle la reporte sur la régularisation suivante, avec une trésorerie qui n’y sera pas mieux préparée.

Avant de l’utiliser, chiffrez votre prévisionnel sur douze mois glissants, pas sur le trimestre écoulé.

— Figital Expertise, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre, Paris 17e

Pourquoi cette page ne reproduit aucun barème

Un texte sur les cotisations sans taux ni montant paraît incomplet. C’est un choix, fondé sur trois constats vérifiables plutôt que sur une prudence de principe.

Le premier tient à la source. Le 8 octobre 2026, la page publique « Montant des cotisations » de carcdsf.fr affichait, pour la première tranche du régime de base, un plafond annuel de la Sécurité sociale arithmétiquement incompatible avec celui qu’elle utilisait deux lignes plus bas pour calculer cinq fois ce même plafond. L’une des deux valeurs est une coquille, et un article qui recopie ce tableau la propage sans le savoir.

Le deuxième tient à la vitesse de péremption. Le 25 août 2026, l’extrait indexé par Google pour cette même page affichait encore le plafond de l’année précédente. Entre ce que la caisse publie, ce que le moteur restitue et ce qu’un article recopie, le décalage se compte en mois. C’est disqualifiant sur des valeurs annuelles.

Le troisième est propre à vos deux professions. L’assiette moyenne déclarée en 2025 par un chirurgien-dentiste représente environ 2,9 fois celle déclarée par une sage-femme. Sur des régimes dont une partie fonctionne au forfait et l’autre au proportionnel, un tel écart ne produit pas un simple facteur d’échelle : la structure de la charge diffère, et un ordre de grandeur emprunté à l’autre profession n’a aucune valeur indicative.

Le seul document opposable reste votre appel de cotisations, dans votre espace adhérent. La caisse met par ailleurs à disposition un simulateur et publie ses barèmes annuels : ces deux outils font le travail mieux qu’un article, et à la bonne date.

Ce que la CARCDSF ne couvre pas

La caisse gère votre retraite et votre prévoyance invalidité-décès, pas votre assurance maladie : celle-ci relève du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés lorsque vous exercez dans le cadre des conventions mentionnées à l’article L. 722-1 du code de la sécurité sociale, avec l’Urssaf pour le recouvrement.

Elle ne dit rien non plus de votre fiscalité : micro-BNC ou déclaration contrôlée, rétrocessions, exonération de TVA des soins à la personne se règlent sur d’autres textes. Une décision croise toutefois les deux univers. L’activité médicale exercée au sein d’une société d’exercice libéral entraîne obligatoirement l’affiliation à la CARCDSF, y compris pour le dirigeant, sauf dans certains types de sociétés où le praticien relève du régime général pour sa seule activité de mandataire social. Cette frontière entre rémunération de mandataire et revenus de l’activité médicale se pose avant la constitution. C’est l’un des points examinés dans notre analyse du passage en société d’exercice libéral. Côté dentaire, les associés possibles et la fiscalité sont détaillés dans notre guide de la SELARL de chirurgien-dentiste.

Cette page ne vaut enfin ni pour les médecins, qui relèvent de la CARMF, ni pour les auxiliaires médicaux, qui relèvent de la CARPIMKO, ni pour les professions rattachées à la CIPAV. Quatre caisses, quatre populations, quatre jeux de règles.

Questions fréquentes

Pourquoi mon prélèvement a-t-il changé sans que je demande quoi que ce soit ?

Parce que l’appel de l’année en cours arrive après votre déclaration de revenus de l’année précédente et remplace la provision par un calcul actualisé. L’écart se déverse sur les échéances restantes, prélevées le 15 du mois, en douze ou en quatre fois selon l’option retenue.

Je remplace, ou j’exerce en libéral à côté d’un poste salarié : suis-je concerné ?

Oui dans les deux cas. La caisse vise l’exercice libéral même accessoire. Pour le remplacement, l’affiliation dépend des dates de début et de fin des remplacements et de la régularité de l’activité, pas du nombre de jours travaillés.

Je ne suis pas conventionné : qu’est-ce que cela change ?

Cela ferme l’accès aux prestations complémentaires de vieillesse, que l’article L. 645-1 du code de la sécurité sociale réserve aux praticiens ayant exercé dans le cadre des conventions ou de l’adhésion personnelle de l’article L. 722-1. Les trois autres lignes de l’appel restent dues, et votre couverture maladie change de cadre.

Mon revenu a fortement baissé : puis-je faire réduire l’appel en cours ?

Vous pouvez demander à déroger à l’assiette du régime de base en estimant vos revenus de l’année en cours. Le montant appelé ne peut pas descendre sous la cotisation minimale, et le mécanisme ne vaut que pour ce régime. Une estimation basse allège la trésorerie immédiate mais alourdit d’autant la régularisation suivante.

Existe-t-il des cas de réduction ou de dispense ?

Oui, sous conditions de revenus et sur justificatifs fiscaux : réduction de la cotisation forfaitaire du régime complémentaire sur demande, dispense possible de cotisation PCV. Les seuils diffèrent entre les deux professions. Un point à peser avant de demander la dispense PCV : elle annule les droits de l’année, et les points non cotisés ne sont pas rachetables.

Ce qu’il faut vérifier sur votre prochain appel

Trois contrôles suffisent, document en main.

Ouvrez votre appel dans votre espace adhérent et vérifiez que les quatre lignes y figurent. Une ligne PCV absente signale une situation de conventionnement à clarifier ; une ligne PCV présente alors que vous n’êtes pas conventionné appelle la même vérification, dans l’autre sens.

Sortez ensuite votre échéancier Urssaf et posez les deux documents côte à côte. Leur somme est votre charge sociale de l’année, et c’est elle qui doit servir de base à votre provision mensuelle.

Reprenez enfin l’assiette retenue par la caisse et comparez-la au revenu figurant sur votre déclaration de résultat. Un écart inexpliqué se règle avec la caisse avant l’échéance suivante, pas après la régularisation.

Si vous préférez faire lire les deux documents par un professionnel, nous les examinons ensemble et calons avec vous la provision correspondant à votre profession, à votre mode d’exercice et à votre conventionnement. Demander un devis prend quelques minutes.

Vous préférez faire trancher votre cas ? Faire lire votre appel de cotisations et votre échéancier Urssaf.

Sources officielles consultées

Informations vérifiées le 8 octobre 2026. Aucun taux, aucune tranche, aucun montant de cotisation ni aucune date d’échéance ne sont reproduits ici ; les motifs sont exposés plus haut.

  • Code de la sécurité sociale : article R. 641-1, en vigueur depuis le 5 mars 2023 (les dix sections professionnelles de la CNAVPL) ; article L. 640-1, en vigueur au 28 décembre 2023 ; article L. 645-1 (accès aux prestations complémentaires de vieillesse) ; article L. 722-1 (champ du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés).
  • Arrêté du 10 juillet 2026 portant approbation des règlements d’assurance vieillesse complémentaire, d’assurance invalidité-décès et de prestations complémentaires de vieillesse de la section professionnelle des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes, JORF n° 0165 du 17 juillet 2026.
  • CARCDSF : « Qui doit s’affilier ? », « Notre mission », « Montant des cotisations », « Déclaration de revenus », « Modalités et dates de paiement », « Quels régimes composent ma retraite ? », « Chiffres clés ».
  • Urssaf : « Taux de cotisations — Profession libérale réglementée hors Cipav », mise à jour le 27 février 2026 ; « Praticien ou auxiliaire médical : comprendre votre échéancier de paiement », mise à jour le 18 mars 2026.

Cette page décrit les règles publiées à sa date de vérification, pour les seuls affiliés de la CARCDSF. Elle ne remplace pas la lecture de votre appel réel.

Rédigé par un expert-comptable associé du cabinet

Cyril Cattan

Expert-comptable associé de Figital Expertise, inscrit à l'Ordre des experts-comptables de Paris Île-de-France. Gérant de Fiduciaire Paris 17, société présidente de Figital Expertise. Comptabilité, fiscalité, start-up.

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